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de Golias aux Gouliards ou les origines perdues et retrouvées du Tarot

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Carmina Burana : les origines réelles du Tarot. Carmina Burana (latin : « Poèmes » ou « Chants de Beuern ») est le titre que le linguiste allemand Johann Andreas Schmeller a donné à un manuscrit découvert en 1803 dans l’abbaye de Benediktbeuern et dont la première édition date de 1847. Il s’agit de la compilation, partiellement notée en neumes et rédigée entre 1225 et 1250, de chants profanes et religieux composés en latin médiéval — avec certaines parties en moyen haut-allemand et en franco-provençal — majoritairement par les goliards, des ecclésiastiques défroqués ou des étudiants vagabonds. Le manuscrit comporte des chansons d’amour, des chansons à boire et à danser ainsi que des pièces religieuses. On a retrouvé dans ces manuscrits les plus anciennes représentations du tarot ce qui contredit formellement toutes les thèses avancées jusqu’à présent sur son origine et accrédite en revanche mon hypothèse d’un art de grimoire élaboré à l’ombre des monastères (voir mon livre : le code perdu du Tarot)

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Art du Grimoire et Tarot

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des imagiers aux angéliques (AGLA), les sociétés secrètes qui sont à l’origine du Tarot

Grimoire provient du grec gramma signifiant écriture.  Pour comprendre le tarot il faut d’abord se retirer de la tête qu’il s’agisse d’un jeu dédié à la mancie (divination) mais d’abord et avant d’un outil lié à l’imaginal (je reviendrais dessus) et à la prophétie (ce qui est différent de la divination qui ne se préoccupe que du sort d’un individu. C’est l’époque aussi de Nostradamus et des Kabbalistes. Il convient pour en comprendre les ressorts de ce rapporter à celui qui a le mieux déchiffré les codes secrets du grimoire avant qu’il ne se perde définitivement à la Révolution française pour être remplacé par des approches symboliques, ce qui est tout à fait autre chose. Si l’on est bine pénétré des ces quelques clés on peut alors progresser dans la compréhension de cette cabale solaire, le plus vieil alphabet hiéroglyphique occidental. Les sources du Tarot sont à la confluence de deux mouvements, l’un à Florence autour de l’Académie florentine de Cosmes de Médicis (courant hermétique) et l’autre en Allemagne avec la diffusion des livres rosicruciens centrés sur la figure légendaire de Christian Rosenkreutz telle qu’elle apparait dans les Noces Chymiques.

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L’étrange aumônier général M. St Vincent de Paul

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Saint Vincent de Paul jeune, loin de l’imagerie populaire il faut imaginer le futur St Vincent Depaul dans toute sa force. Il dirigera la France aux côtés de Mazarin et siègera avec la Reine France. Mazarin le craignait comme la peste. Une autre face du Saint homme.

Du grand Œuvre dire peu, faire beaucoup et toujours se taire. Faire beaucoup, dans la philosophie des disciples d’Hermès, est une référence à l’utilisation des richesses transmutatoires à des fins bienfaisantes. Bien des alchimistes eurent souci d’aider les pauvres et les déshérités grâce à leur art. Saint-Vincent de Paul en est l’exemple le plus connu.
Revenons un peu sur cet homme, véritablement inspiré par l’amour du prochain. Vincent Depaul naît à Pouy dans les Landes, en 1581. En 1597, il étudie la théologie et est ordonné prêtre en 1600. Il est alors beaucoup plus occupé à penser à sa situation matérielle qu’à la sainteté. Il va à Rome, revient à Toulouse et devient précepteur, obtient d’une riche veuve quelques biens. Il vole ensuite un cheval, le revend, et s’embarque à Marseille pour rejoindre Narbonne par la mer. Il disparaît alors pendant deux ans.
Quand il revient en France, il explique que lors de ce périple maritime, le navire fut capture par les barbaresques. Il est emmené en captivité à Tunis. Dans cette ville, il fut vendu à un vieillard qui lui apprit I’archimie et l’alchimie. Après maintes péripéties, il revint en France en 1607. Retour à Paris, il continue une vie misérable de clerc désargenté. C’est en 1610 qu’il est nommé aumônier de Marguerite de Valois. Là commence son apostolat véritable au service des pauvres.
Il est inutile de détailler l’immense Œuvre de Vincent Depaul au service des déshérités. Quelques exemples et quelques chiffres suffisent: soins aux malades, aides aux mendiants, secours aux victimes des guerres et des famines, construction de treize maisons pour recevoir les enfants trouvés, organisation de collectes, etc. A Paris, chaque semaine, 6000 livres de viande, 3000 œufs, des monceaux d’ustensiles, de vêtements sont collectés chaque semaine. En 1652, les seules filles de la charité pour la paroisse St-Paul nourrissent 5000 pauvres par semaine !
S’il est sûr que les finances de l’état furent largement ouvertes au futur saint, l’histoire officielle ne parle évidemment pas de ses ressources alchimiques. Quelques historiens énoncent même comme hypothèse fort probable que la captivité en Tunisie est une invention du prélat pour masquer une période trouble de sa vie en France, vie picaresque et fort peu édifiante.
Pourtant, deux courriers écrits par Vincent de Paul, l’un du 24 juin 1607 et l’autre en janvier 1608, attestent des connaissances transmutatoires du prélat. Il est vrai qu’il ne faisait pas bon de parler du grand Œuvre et de sa réussite. Cet adepte célèbre et inconnu a appliqué cette maxime à la lettre, faire beaucoup, taire toujours. Toujours taire fut une nécessité des alchimistes.

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Le cardinal Mazarin, la régente Anne d’Autriche et St-Vincent Depaul au conseil de conscience.

Tout en confirmant le cardinal Mazarin dans son rôle de « principal ministre », elle décide de conserver pour les affaires ecclésiastiques une instance créée par Richelieu, qui fut appelée « le Conseil de conscience ». Elle s’en était réservé la présidence et y avait nommé comme membres : Mazarin, le chancelier Séguier, les évêques Potier et Cospéan, le grand pénitencier de Paris, Jacques Charton, et Monsieur Vincent qui joua un rôle déterminant dans la conduite des affaires du Royaume, on est bien loin de l’image d’Epinal !…

Vincent de Paul portrait
Vincent de Paul portrait

Le deuxième cahier des Pièces du dossier Finis Gloriae Mundi peut être commandé à part ici en suivant ce lien, il est livré avec deux illustrations tirées à part de la dernière demeure philosophale dont le Maitre avait tu l’existence, celle où séjourna précisément Saint Vincent Depaul. En haut de cet article un aperçu de cette demeure égale en beauté au tombeau de Nantes.

Sepulcre
Une demeure philosophale restée secrète et révélée pour la première fois : dossier photos livrés avec le spécial Hors série no 2 en commande séparée

Le Verbe alchimique avec le Maître verrier Bruno Tosi

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de réputation internationale, le maître verrier, Bruno Tosi fera le déplacement spécial depuis l’étranger pour une conférence sur les secrets du bleu de Chartres et le secret des gemmes lors des journées alchimiques de Bourges le 9  et 10 Novembre 2014.

Le Verbe alchimique

La célèbre formule V.I.T.R.I.O.L. demande à l’apprenti de « visiter l’intérieur de la terre », puis de « travailler (la matière recueillie)» afin d’obtenir la »pierre occulte »
C’est bien cette démarche qu’effectue le Maître-Verrier, il puise au sein de la terre ses matériaux de base : cendre de racines, sable, plomb et divers autres minéraux, les travaille en les mélangeant, les cuisant et les recuisant, et il obtient cette matière précieuse pure et brillante, le verre ou cristal qui s’assimile à l’or.

« Seul le verre et l’or donnent une idée du prix de la Sagesse » nous dit le Livre de Job.

On ne saurait mieux exprimer les liens indissociables entre l’alchimie et la fabrication du verre, entre l’or et le cristal : sans le support du verre, ses matériaux et ses vaisseaux, pas d’alchimie ; sans processus alchimique, pas de verre ! Le cristal et la Pierre relèvent du même processus, sont de même nature, possèdent les mêmes propriétés et sont à la fois complémentaires et indissociables !

De même que les sons changent de nature à l’intérieur des mots, le verre (1) réalise des mutations de nature alchimique, dans sa fabrication, comme dans sa coloration et ses influences chromothérapeutiques sur l’homme lorsqu’il devient cristal ou vitrail.
L art du verre fait partie d’un corps de techniques dont la finalité est la transformation des matières. Cet héritage remonte à l’ancienne Egypte et son complément spirituel est l’alchimie. La matière brute (al kimia = terre noire) est l’image de l’âme qui doit être transformée par l’ esprit (al-chimie = chimie par l’esprit).
On a longtemps oublié de mesurer toute l’importance que prend le verre en alchimie. Or, le grand Fulcanelli lui-même affirme que l’alchimie est bien « l’art de faire le verre ».
Il s’agit bien sûr d’un matériau particulier possédant des propriétés spécifiques mettant en cause des agents, corps et substances chimiques, métalliques et minérales qui doivent être modifiés avant que d’être utiles à l’œuvre.
L’alchimie opérative du verre a bien pour finalité de transformer des matières aussi ternes, ordinaires et de peu de valeur que sont le sable, la cendre et le plomb en une substance brillante, exceptionnelle et précieuse : le cristal, partageant avec l’or toutes ces qualités
L’art du verre est aussi ancien que l’alchimie, les Egyptiens fabriquaient des yeux de verre qu’ils inséraient sur le visage des momies. Grâce au verre, le défunt gardait les yeux ouverts dans le monde de l’au-delà. L’alchimie ayant pour but d’atteindre la connaissance menant à la sagesse, mais aussi de fabriquer la « pierre » transmutant le plomb en or. L’art du verre, puis du vitrail est une des voies possibles.

VERRE, ARGENT et OR

De manière opérative, l’argent appliqué sur du verre blanc (c’est-à-dire transparent ou translucide non teinté) et cuit à 650° va pigmenter de jaune d’or son support. Ici, l’argent et le verre sont de couleur blanche, images de la sagesse. Après la cuisson à grand feu, apparait une couleur jaune d’or, symbole de gloire, de manifestation et de révélation.

De même, l’adjonction de poudre d’or lors de la fabrication du verre dans le creuset , teinte dans la masse le support blanc d’une couleur rouge/rose dense et franche .

Opérativement et symboliquement, les mutations sont les suivantes :
I) ARGENT (métal) = SAGESSE DIVINE, LUMIERE = BLANC = Terre, Lune
Appliqué sur support blanc,
Après cuisson, devient,
OR (couleur) = REVELATION, CONNAISSANCE = JAUNE = Soleil

2) OR (métal) = REVELATION, CONNAISSANCE = JAUNE = Soleil
Appliqué sur support blanc
Après cuisson, devient,
ROUGE (couleur) = AMOUR DIVIN, CHARITE, St ESPRIT = ROUGE = Feu, Mars

Tout s’articule donc autour de l’or de la connaissance, qu’il soit métal ou couleur, processus menant au Rouge et donc à l’amour. Encore faut-il faire bon usage de cet or !
« Sans amour, la connaissance n’est rien », nous avertit Saint Augustin.
L’innocence/ignorance de la Materia Primera (noire), passe par la sagesse (blanc), puis la révélation (jaune) menant enfin à l’amour (rouge). La transformation de la connaissance en amour permet la rédemption du mauvais or qui pervertit.

L’alchimie du verre ne s’arrête pas à la sortie du creuset, il continue de vivre au fil des temps.

Aussi étrange que cela puisse paraitre, bien que connu depuis la plus haute antiquité, le verre n’a pas fini de nous surprendre. De récents travaux ont démontré qu’il était liquide ! Il s’écoule très lentement et la preuve en a été donnée en examinant le profil des verres constituant les vitraux médiévaux de la cathédrale de Strasbourg : ces verres à l’épaisseur uniforme lorsqu’ils ont été mis en œuvre il y a 800 ans présentent un profil « en goutte d’eau », leur partie supérieure apparait amincie et leur partie supérieure épaissie ; sujets à l’attraction terrestre, ils ont lentement coulé.

Le verre n’est donc pas inerte, sa pigmentation non plus. On a constaté une migration de la couleur vers la source lumineuse, lune ou soleil. Un verre bleu uniforme teinté dans la masse d’épaisseur de 3mm présente, en coupe une section claire de 2mm et une section fortement pigmentée d’un millimètre. Il n’y a pas eu déperdition de couleur, mais déplacement des oxydes métalliques pigmentants.  à suivre dans sa grande conférence au Muséum d’Histoire de Bourges

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