Magie végétale de la Femme solaire

femme-arbreLa Femme est une merveilleuse plante de chair, elle a du Végétal les deux êtres, les deux profondes respirations, comme la Plante elle est chlorophyllienne, comme la Plante elle épanouit sa fleur, elle porte le fruit, elle est  » verte « …


Ainsi donc, sous l’influence d’un Penser profond, l’être humain est « vert  » et féminin comme l’est l’être végétal qui se féconde lui-même par sa propriété chlorophyllienne solaire. Cette féminéité rend prépondérant le rôle magique de la femme dans le Mystère Végétal.
Dans cette métamorphose des principes végétaux en faculté humaine, en effet, la Femme prime l’Homme. Elle le prime en vertu de son êtreté même, de sa nature organique qui est en étroite affinité avec la Plante. C’était la conception de la magie. Voici les raisons sur lesquelles cette vieille science fondait l’individualité réciproque de l’Homme et de la Femme.
La magie considérait que dans la notion éternelle de l’Humain, l’Homme et la Femme sont le prolongement dans la nature, l’un du principe mâle animal, l’autre du principe féminin végétal. Elle s’étayait sur ce fait que, pendant que dans son essence occulte, l’Homme reste l’Animal, c’est à dire en mouvement, dégagé d’entrave, chasseur, guetteur, prompt, rapide, positif, changeant et lunaire, la Femme est plante, solaire, elle est stable, conçoit la fleur, porte le fruit, donc essentiellement organisatrice, conservatrice par définition. Ces deux individualités Homme et Femme, profondément différentes, reposent sur le principe des sexes.

Jusqu’à l’âge de sept ans, fille et garçon ne diffèrent pas essentiellement l’un de l’autre. La divergence se montre dès sept ans quand commence, dans la vie profonde et obscure des deux enfants, à s’organiser l’être sexuel : l’Animal dans le garçon, le Végétal dans la fille. Dès cet instant, occultement, la femme prime l’homme, car dans son être solaire s’accomplit un plus profond Mystère. Les forces germinatives de ses entrailles se préparent pour l’acte formidable de la formation d’une créature vivante !

Dans sa vie souterraine, la plante croît, grandit, bourgeonne, devient forte jusqu’au jour où un bouton s’entrouvre ; alors la fleur s’épanouit et la sève rouge coule… Ce moment est puissamment psychique, l’être féminin s’extériorise intensément et tombe, du fait de cet état qui est mystique par définition, sous la loi cosmique. Dans les lointains où tout se centre sur le phénomène merveilleux de la vie qui tisse, le premier SANG EST SACRE…, la Femme est prête pour le Mystère de la fécondation !

A partir de ce moment, les puissances occultes de l’être féminin se font plus puissantes encore.

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Du jour où la Femme Végétale est fécondée, le travail du fruit humain commence. Dès cet instant, elle est happée, enserrée par les forces cosmiques qui toutes se mettent à travailler avec elle comme elles travaillent avec la plante VERTE. La Femme est sacrée, mise à part virtuellement. Elle est retirée du cercle des influences habituelles animales. Elle fait corps avec l’univers… Traversée par tous les grands souffles élémentaires des puissances sidérales, elle est Plante profondément… Son ventre flambe… Un être grandit dans sa chair… De sa chair va sortir une autre chair…
Son ventre flambe, « son plexus solaire » est une grande rose ardente où toutes les forces pures du Soleil sont à l’œuvre dans la formidable création d’un être humain.
C’est là la très pure moralité du ventre de la femme ; réservoir des forces universelles dont les fins sont de donner la vie. En lui est le devenir des mondes !
En plus la femme est un être complet, cosmiquement parlant, en ceci que par son « plexus solaire » qui baigne tout son être végétal, elle a l’hermaphrodisme de la Plante. Sexuée physiologiquement, elle est asexuée par son essence végétale aithérique. Hie est donc virtuellement vierge par définition et par essence. Les écrits sacrés la désignent comme devant être le grand élément vierge  » seul  » fécond dans l’humanité future.  » La vierge écrasera la tète du serpent « .
Bien que cet état futur se manifestera dans des formes très modifiées, extrêmement affinées, très changées par les forces intérieures humaines, il n’en est pas moins curieux d’entendre confirmer les faits de la parthénogenèse par un homme de science Caullery, dans « Les Problèmes de la Sexualité », déclare : « La parthénogenèse expérimentale nous autorise à penser aujourd’hui, d’une façon générale, que théoriquement la fécondation n’est pas une nécessité pour l’évolution de l’ovule  » (2). L’être féminin possède donc virtuellement la propriété d’auto-fécondation.

1) la première apparition du sang vaginal est appelé par les Cafres : l’épanouissement de la fleur, voir Drs.Hermann Ploss et Max Bartels

2) Maurice Caullery, les problèmes de la Sexualité, Flammarion 1913

à suivre dans le livre .. Lotus de Païni ou la femme verte

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