La trace hélicoïdale du Soleil : In ictu Oculi

Valdes_Leal in ictu oculi
Valdes Léal In ictu oculi Juan Valdès Leal est un peintre baroque qui va illustrer la vie d’Ignace de Loyola entre 1674 et 1676, et qui est aussi connu par ses tableaux macabres représentant la Mort à l’œuvre dans le monde, Finis Gloriae Mundi (Fin de la Gloire terrestre) et In ictu oculi (En un clin d’oeil). Il s’agit d’un vaste programme iconographique réalisé pour l’Hôpital de la Charité de Séville, fondé par Miguel de Manara, auquel vont participer trois artistes, les peintres Leal et Murillo, et le sculpteur, Pedro Roldan. Le thème global est celui de la voie du salut par la charité chrétienne. L’intention théologique est de montrer, dans ce courant de la Contre Réforme, l’importance du salut par les œuvres. Pour notre Adepte ce salut passant par la voie adeptale.

In ictu oculi

 « La longue étape des sublimations reproduit, en particulier, le déroulement visuel et angoissant du cataclysme universel et de la suprême tribulation. » Eugène Canseliet, Alchimie Expliquée.

Le but des sublimations est de porter le soleil de l’œuvre au pôle des matériaux afin qu’il rende manifeste ses vertus cachées, cela dans le même temps où s’effectue l’entière purification de la terre philosophale. Or, nous dit Fulcanelli, ce qui se passera à la fin de notre monde se caractérisera par :

« … la trace hélicoïdale du soleil », Mystère des Cathédrales, ou encore :

« … le soleil dans son retournement hélicoïdal », Demeures Philosophales.

Ceci alors qu’il se trouve au zénith du pôle.

Comment faut-il comprendre tout cela ? On peut se demander si nos contemporains ont pris la peine de lire Fulcanelli ou plutôt se sont contentés de le parcourir car à aucun moment celui ne parle du basculement de la Terre mais bien plutôt de celui du Soleil. Nous en donnerons les explications dans le troisième opus mais en attendant voici quelques explications préliminaires utiles. C’est à partir de notes non encore publiées et qui devaient servir pour le Finis Gloriae Mundi que nous sommes en mesure de pouvoir faire ces avancées fondamentales pour la compréhension de son œuvre. Autant dire qu’il convient dans le même temps d’oublier toutes les billevesées produites jusqu’ici. Il convient aussi de s’apercevoir que l’appellation de Frères Chevaliers d’Héliopolis n’était décernée qu’à ceux qui étaient introduits aux mystères de l’Apocalypse et de « la trace hélicoïdale« .

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Détail du tableau de Valdes Léal et monument dans la grande chapelle de l’Institut de France dont Fulcanelli était l’un des membres éminents : il pouvait là aussi constater le message transmis par Louis XIV cité en bonne place à propos de la Croix d’Hendaye.

En effet l’Adepte qui a passé sa vie entière à scruter et étudier notre astre a fait une découverte fondamentale en accord avec les hautes et anté-diluviennes arcanes de la Tradition : le Soleil possède une orbite serpentine telle qu’elle est indiquée sur le socle de la Croix d’Hendaye.

Des mouvements du Soleil

fulcanelli trace helicoidale
Le cercle en trait continu noir représente le plan galactique. Le soleil oscille verticalement et sa trajectoire (exagérée verticalement) est représentée par le pointillé gris.

Le soleil obéit à deux mouvements importants : il a une rotation sur lui même de 27 jours en forme de spirale et de plus il orbite de façon ondulatoire sur un plan écliptique par rapport à la galaxie. Les bras spiralés de la galaxie sont en mouvement. La galaxie tourne autour de son centre. Le disque central effectue un tour complet en 26 millions d’années environ, selon les estimations des astronomes.

Mais elle ne tourne pas d’un seul bloc. A la périphérie, le soleil tourne plus lentement à la vitesse de 965 000 km/heure (250 km/s) et effectue une rotation complète en 220 millions d’années environ. C’est un peu comme lorsque vous faites tourner une crème dans une casserole en entrainant le centre avec la cuillère, l’extérieur suit plus lentement avec une inertie.

orbite serpentine
L’orbite des planètes est hélicoïdale comme le déplacement du Soleil est serpentin, le fameux « S » de la Crois d’Hendaye

On prend habituellement comme repère le plan moyen de la galaxie, nommé le plan galactique. La rotation du soleil ne s’effectue pas strictement dans ce plan. Le soleil oscille verticalement dans la mer d’étoiles, un peu comme une balle qui flotte sur une rivière s’enfonce et reparait à la surface. C’est un mouvement sinusoïdal comprenant 2,7 oscillations par rotation galactique, soit un cycle de 80 millions d’années. Le soleil se situe actuellement légèrement au-dessus du plan galactique et il monte à la vitesse de 7km/s.

La trajectoire du soleil comprend aussi une vitesse proche de l’horizontale qui le déplace vers la constellation d’Hercule dans l’intérieur de la galaxie (dans la direction de l’étoile Véga) à la vitesse de 15,5 km/s par rapport à un ensemble de référence de 800 étoiles proches. Enfin, la galaxie se déplace dans son ensemble vers sa galaxie jumelle Andromède à la vitesse de 90 km/s.

Tout comme la Terre, le soleil tourne sur lui-même. Il met 27 jours pour effectuer un tour complet. Plus précisément, il ne tourne pas d’un seul bloc, comme un objet solide. Sa matière étant fluide, il tourne plus rapidement à l’équateur (en 25 jours) qu’aux pôles (en 35 jours). C’est vrai si on considère sa trajectoire par rapport au soleil. Mais au bout d’un an, quand la Terre a effectué un tour complet de son orbite, le soleil a avancé. Il a bougé en direction de Véga (les autres mouvements sont trop lents pour qu’on en tienne compte sur quelques milliers d’années). Donc dans l’espace, la Terre décrit une hélice dont l’axe est la trajectoire du soleil.

Le champ magnétique spiralé du Soleil

soleilmagnetique1Le cosmos est habité de matière, mais aussi d’ondes électromagnétiques et de champs magnétiques. Les champs magnétiques sont créés par des courants électriques, des particules chargées en mouvement. Toutes les étoiles sont le siège de courants de charges électriques, à la fois à l’intérieur de leur masse, et à l’extérieur, dans leur halo et des champs magnétiques s’étendent autour d’elles. On les représente graphiquement par leurs lignes de champ, qui visualisent la direction du champ magnétique en chaque point de l’espace.

Dans le cas du soleil, des particules ionisées (électrons, protons, ions hélium) s’échappent et constituent le vent solaire. Loin du soleil, les lignes de champ magnétique sont alignées à peu près sur les courants du vent. Elles sortent par l’hémisphère nord du soleil et rentrent pas l’hémisphère sud. Les deux régions ont séparées par un plan équatorial dénommé la nappe de courant neutre ou de courant héliosphérique.

Or le soleil tourne sur lui-même et les lignes de champ ancrées à la surface suivent sa rotation. Le champ s’enroule en spirale.

De plus, l’axe de rotation du soleil est incliné de 7,25º par rapport au plan écliptique (orbite de la Terre) et de 67,23° par rapport au plan de la galaxie. Cela crée des vagues dans la nappe de courant neutre, qui dessinent une double spirale souvent appelée la robe de la ballerine. Son nom scientifique est la spirale de Parker du nom de l’astrophysicien Eugene Parker, qui a prédit l’existence du vent solaire en 1958 avec son champ magnétique.

Cinq planètes sont enrobées par cette spirale: Mercure, Vénus, Terre, Mars et Jupiter. Selon sa position dans le champ magnétique, la Terre peut subir des événements cosmiques et électriques d’une rare violence provoquant une déstabilisation possible de son ae sans qu’il y ait impact d’un corps étranger.

Les ouvriers de la 11ème heure ou le Soleil au Zénith

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Fulcanelli indique sobrement :  » C’est une sphère armillaire, posée sur un fond ardent, et qui offre la plus grande ressemblance avec l’une des gravures du traité de l’Azoth. » Les frères Lallemant, par la figuration de cette sphère, montrent leur intérêt pour l’astronomie, indépendamment du symbolisme alchimique qu’elle peut véhiculer. Ce symbolisme réside dans le feu vif, placé sous la sphère armillaire, qui semble la cuire comme s’il elle n’était qu’une casserole. Quel est donc ce feu, sorti du néant, qui fait cuire le monde ?

Selon l’Adepte c’est au moment où le Soleil sera au zénith du pôle que la cata-stophe commencera. Qu’est ce à dire ? … (à suivre ici)

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In Ictu oculi ou la révélation des pyramides. Fulcanelli et l’Atlantide et où nous apprenons qu’il ne situe pas l’Atlantide dans l’océan atlantique mais bien au delà. Les notes inédites du Finis Gloriae Mundi … Géodésie

 

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